Actualités Business Development
momentum [bd] / 07-2026

Newsletter momentum [bd]
BPN Conseil Développement

avec l’aide de la plateforme GenAI Delos

Innovation – start-up : L'entreprise bretonne Hemarina reçoit le Prix de l’inventeur européen 2026

L’innovation primée par le Prix de l’inventeur européen repose sur une molécule d’hémoglobine extraite d’un ver marin. Cette molécule agit comme un transporteur d’oxygène universel, capable de transporter jusqu’à 40 fois plus d’oxygène que l’hémoglobine humaine classique. Cette capacité exceptionnelle permet une oxygénation très efficace des tissus, ce qui est crucial dans de nombreuses situations médicales.

Un des grands atouts de cette technologie est sa compatibilité universelle avec tous les groupes sanguins, ce qui évite les risques de rejet ou de complications liés aux incompatibilités sanguines. Cette propriété ouvre la voie à une utilisation plus large et plus sûre dans des contextes d’urgence ou de soins intensifs.

Les applications envisagées sont multiples :

  • Accélération de la cicatrisation des plaies, notamment pour les patients souffrant de brûlures graves ou de lésions chroniques.
  • Amélioration de l’oxygénation des greffons lors de transplantations, augmentant ainsi les chances de succès des interventions chirurgicales.
  • Traitement d’urgence des tissus endommagés, par exemple lors d’accidents ou de situations critiques où l’apport rapide en oxygène est vital.

Cette technologie a déjà fait ses preuves cliniques, notamment en Suisse, où elle a été utilisée avec succès pour traiter des grands brûlés à Crans-Montana. Ces résultats démontrent son potentiel thérapeutique important et son efficacité dans des contextes médicaux exigeants.

Cependant l’innovation fait face à des obstacles réglementaires en France. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) ne reconnaît pas encore clairement ce produit, qui ne rentre ni dans la catégorie des dispositifs médicaux ni dans celle des médicaments. Cette absence de classification freine son déploiement et limite son usage à des autorisations exceptionnelles, ralentissant ainsi son accès aux patients qui pourraient en bénéficier.

Franck Zal, fondateur d’Hemarina, espère que cette reconnaissance européenne pourra encourager un soutien plus fort des autorités françaises pour lever ces blocages réglementaires et permettre une diffusion plus large de cette technologie révolutionnaire.

L'entreprise bretonne Hemarina primée grâce à son innovation avec des vers marins (ICI BREIZH IZEL)

SITE WEB HEMARINA  
 

Digital : Les PME françaises à la traîne de leurs homologues européennes

Les PME françaises accusent un retard significatif en matière de digitalisation par rapport à leurs homologues européennes. Elles sont dernières pour l’adoption de l’e-mail professionnel avec leur propre nom de domaine (54 %) et avant-dernières pour la possession d’un site web (56 %). De plus, seulement 45 % utilisent des outils bureautiques en ligne, sous la moyenne européenne de 51 %. Le manque de savoir-faire est le frein principal à la digitalisation pour 46 % des PME françaises, le taux le plus élevé en Europe. La sécurité et la confidentialité des données sont aussi une grande préoccupation (48 %).

En revanche, les PME françaises sont parmi les plus optimistes vis-à-vis de l’intelligence artificielle (IA), avec seulement 11 % de sceptiques contre 17 % en moyenne européenne, et 43 % d’optimistes (au-dessus de la moyenne de 41 %). Malgré la perception des coûts élevés (49 % contre 46 % en moyenne), elles prévoient d’allouer une part plus importante de leur budget à l’IA, avec 25 % consacrant entre 11 % et 20 % de leur budget digital à l’IA, et 11 % entre 21 % et 50 %. Par ailleurs, 24 % des PME françaises considèrent l’IA comme un levier stratégique pour gagner un avantage concurrentiel, un taux supérieur à la moyenne européenne (19 %).

Ces données proviennent d’une enquête menée par YouGov début 2026 auprès de 4 000 décideurs de PME dans cinq pays européens, dont 506 en France.

Les PME françaises à la traîne en Europe en matière de digitalisation (La Revue du Digital)

Point de vue : IA et dialogue social

L’intelligence artificielle (IA) est présentée comme un changement de paradigme majeur qui transforme profondément le travail et les métiers, souvent de manière invisible pour salariés et directions. Ce constat a été au cœur du direct organisé par Miroir Social et Technologia, qui a réuni plusieurs experts et représentants syndicaux, à l’occasion de la sortie du Livre Blanc Technologia Intelligence artificielle : un sujet structurant pour le dialogue social .

Marc Chenais, directeur général de Technologia, insiste sur la nécessité pour les élus du personnel de maîtriser le sujet de l’IA afin de ne pas rester passifs face aux projets, mais de pouvoir influencer les choix stratégiques. Il souligne la différence fondamentale entre les anciens algorithmes déterministes et les algorithmes probabilistes actuels, qui modifient la nature même du travail. Pour lui, comprendre l’IA est une condition préalable au dialogue social efficace.

La table ronde a permis d’échanger avec des participants de diverses centrales syndicales (CFTD, CFE-CGC, CFDT, CFTC).

Ils soulignent les enjeux de gouvernance de l’IA et de management, notamment sur les objectifs des transformations. Une enquête menée auprès de salariés du secteur bancaire révèle un fort engagement sur le sujet. Les salariés apprécient les outils IA qui leur font gagner du temps, mais dénoncent un manque de formation adaptée et une absence de transparence sur les stratégies des directions.

Ce panel d’intervenants met en lumière les enjeux majeurs de l’IA dans le travail : compréhension technique, transparence, protection des salariés, formation continue, et gouvernance démocratique.

IA et dialogue social : d’abord porter la parole des salariés (Miroir Social)